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Mercredi 23 avril 2008 3 23 /04 /Avr /2008 14:46
Psychologies Magazine, Janvier 2003.

ImageProdigieux destin que celui de Tenzin Gyatso, ce fils de paysan né dans une lointaine province du Tibet. Découvert à l’âge de 2 ans grâce à des songes et à des oracles, et considéré comme la réincarnation du treizième dalaï-lama, il est conduit à Lhassa, la capitale, pour y être intronisé.  A 5 ans, il devient le nouveau chef spirituel et temporel du Tibet. Il mène dès lors une vie de moine, fait voeu de chasteté et suit un long cursus d’études philosophiques. En 1959, il doit fuir secrètement son pays occupé par la Chine depuis dix ans et s’exile en Inde. En 1989, il reçoit le prix Nobel de la paix pour récompenser sa résistance pacifique et celle de son peuple qui vit un véritable génocide culturel. Depuis 1973, il voyage régulièrement en Occident où ce « simple moine bouddhiste », comme il aime à s’appeler, est devenu une personnalité médiatique. Apôtre d’une spiritualité humaniste, il touche par son charisme exceptionnel. Celui-ci tient autant à ce destin hors du commun qu’à sa personnalité chaleureuse, autant à son rire communicatif qu’à la réelle adéquation entre ses paroles et ses actes.

 

LES CINQ CLES DE SA PENSEE

 1 - CHOISIR LA NON-VIOLENCE
Malgré les atrocités commises par les Chinois au Tibet, Tenzin Gyatso s’est toujours opposé non seulement à une forme quelconque de résistance armée, mais aussi au fait de dénigrer ses adversaires. « Quoi qu’ils nous fassent, ne dites jamais de mal des Chinois », répète-t-il inlassablement à ses interlocuteurs. La non-violence doit s’enraciner dans notre coeur comme un refus de rentrer dans la spirale infernale de la haine, de la vengeance, du coup rendu. Ce message s’inspire à la fois des enseignements fondamentaux du bouddhisme et de l’exemple politique de Gandhi, auquel le dalaï-lama rend souvent hommage.

2- IL N’Y A PAS DE VÉRITÉ UNIQUE
Une même vérité pouvant revêtir différents visages, le dalaï-lama prône la tolérance religieuse. Régulièrement, il surprend ses auditoires occidentaux en leur affirmant qu’il est inutile, et même souvent négatif, de vouloir changer de religion. Cette attitude n’est pas feinte. Au cours d’une audience privée, on l’a vu offrir une icône du Christ à un anglican qui lui avouait s’être récemment converti au bouddhisme. Il lui a dit ces paroles : « Bouddha est ma porte, Jésus est ta porte. »

3 - NOUS SOMMES RESPONSABLES DE NOS ACTES
Les concepts bouddhistes de causalité et d’interdépendance de toutes choses sont au coeur de son enseignement. Chaque phénomène est le résultat de causes et de conditions qui l’ont engendré et tous les phénomènes produits sont dans un lien d’interdépendance. Il en résulte que chacun de nos actes engendre des effets (positifs ou négatifs) pour nous-mêmes, mais influence aussi la réalité globale. D’où une éthique de responsabilité individuelle – nous sommes responsables de tous nos actes – qui n’est pas séparable de l’évolution de la planète. « La paix du coeur mène à la paix mondiale », aime à répéter le dalaï-lama, insistant sur le fait que « la motivation qui préside l’action est plus importante que l’action ellemême, car c’est l’intention qui induit notre responsabilité ».

4 - LE BONHEUR S’APPREND
« Réaliser un bonheur authentique suppose de transformer sa manière de penser et le regard que l’on porte sur le monde et sur les autres. » En nous observant avec attention, nous pouvons comprendre comment les émotions, les pensées et les actions négatives nous rendent malheureux et comment, à l’inverse, les émotions, pensées et actions positives épanouissent notre vie.Par l’introspection et le travail sur soi, on apprend progressivement à être heureux.

5 - AIMER ET COMPATIR
« La vraie valeur de l’existence se manifeste en regard de la compassion. » La compassion n’est pas un sentiment ou une émotion, mais le fruit d’une compréhension rationnelle de la réalité et de la nature véritable de l’esprit humain. Pour annihiler le poison de l’égoïsme et de l’attachement à son propre ego, il faut découvrir que tout être souffre et que cette souffrance est la cause de tous les maux. C’est en ayant de la compassion pour chaque être souffrant – à commencer par ceux qui nous font souffrir – qu’on libérera notre esprit des ténèbres de l’ignorance et que l’on atteindra la paix du coeur.

 Psychologies Magazine, Janvier 2003.

Publié dans : Philosophie - Par Aubépine
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 15:32

Ephéméride des dictons de la langue française

AVRIL

 

- Avril entrant comme un agneau s’en retourne comme un taureau.
- Avril le doux, quand il se fâche, le pis de tout.
- Il n’est si gentil mois d’avril qui n’ait son manteau de grésil.
- Il n’est point d’avril si beau qui n’ait de neige à son chapeau.
- Avril, un de bon sur mille.
- Le vent d’avril n’a pas d’abri.
- Mars gris, avril pluvieux, font l’an fertile et plantureux.
- Ce n’est jamais avril si le coucou ne l’a dit.
- Quand avril est froid et pluvieux, les moissons n’en sont que mieux.
- Avril a trente jours ; s’il pleuvait durant trente-un, il n’y aurait mal pour aucun.
- Avril pluvieux mais soleilleux rendent le paysan orgueilleux et… l’usurier soucieux.
- Avril frais et mai chaud remplissent les granges jusqu’en haut.
- Avril pluvieux et mai venteux ne rendent pas le paysan disetteux.
- Gelée d’avril ou de mai, misère nous prédit au vrai.
- Avril et mai sont la clé de toute l’année.
- Avril et mai de l’année, font tout seuls la destinée.
- Avril, quelques nids. Mai, ils sont tous faits. Juin, ils sont bien communs. Juillet, ils sont tous cueillis.
- Les poussins du mois d’avril sont toujours rabougris.
- Les poussins du mois d’avril sur la berge font leur nid.
- L’avoine d’avril, c’est pour les brebis.
- Au mois d’avril, toute bête change de poil.
- Le vin d’avril est un vin de Dieu, Le vin de mai est un vin de laquais.
- S’il tonne en avril, prépare ton baril.
- Bourgeon qui pousse en avril met peu de vin au baril.
- Avril fait la fleur, mai en a l’honneur.
- D’avril, les ondées, font les fleurs de mai.
- Nul avril sans épi.
- Au mois d’avril, ne quitte pas un fil, au mois de mai, va comme il te plaît. Et encore, je ne sais.
- Avril pleut aux hommes, mai pleut aux bêtes.
- Au mois d’avril, la chèvre rit.
- Entre mai et avril, tout oiseau fait son nid, hormis caille et perdrix et le rossignol joli.
- L’ouaille et l’abeille en avril font leur deuil.
- Au mois d’avril, le blé est en épis ; Au mois de mai, il est en lait ; À la Saint-Urbain, il fait le grain ; À La Saint-Claude, le froment ôte sai caule.

Les rameaux :
- A
u dimanche des Rameaux, les grenouilles tournent crapauds.
- Le vent pour les Rameaux béni, toute l’année souffle et s’ensuit.
- Le propre jour des Rameaux, sème oignons et poireaux.
- Le vent du jour du Buis dure aussi longtemps que lui.
- S’il pleut sur le laurier, il pleut sur la faucille.

Jeudi saint :
- L
a gelée du Jeudi saint gèle le sarrasin.

Vendredi saint :
- G
elée du Vendredi saint gèle le pain et le vin.
- Pour que les rats ne mangent pas le raisin, il faut tailler la treille le Vendredi saint.
- Un œuf du Vendredi saint se conserve toujours sain.
- Le Vendredi saint, sème giroflées : elles dureront toute l’année.
- Le Vendredi de la Croix, la pie croise son nid.

Pâques :
- P
âques, de longtemps désirées, sont en un jour tôt passées.
- Pâques tôt, Pâques tard, un bon merle a des petits à Pâques.
- Pâques bas, Pâques haut, toujours y a des marlauds.
- Pâques vieilles ou non vieilles, ne viennent jamais sans feuilles.
- Si Pâques marsine, il y aura guerre ou famine.
- Pâques en avril, mort à femmes et à brebis.
- Pâques d’avril vaut fumier ou purin de brebis.
- Quand Pâques est bas, les primeurs ne tardent pas.
- Les Pâques pluvieuses sont souvent fromenteuses… Et souvent fort menteuses.
- Pâques pluvieuses, mains pâteuses.
- Pâques pluvieuses, femmes pâteuses.
- Pâques pluvieux, Saint-Jean farineux.
- À Pâques, le temps qu’il fera, toute l’année s’en rappellera.
- Quand il pleut le jour de Pâques, il pleut pendant quarante jours.
- Pâques commence les sucres ou bien les finit.
- Entre Pâques et la Pentecôte, le dessert est une croute.
- Entre Pâques et Rogations, cinq semaines tout au long.
- Après Pâques et Rogations, fi de prêtres et d’oignons !

 


1er avril : Saint-Hugues

- Premier avril, faut que pinson boive sur buisson.
- Au moment où commence avril, l’esprit doit se montrer subtil.
- Pluie de Saint-Hugues à Sainte-Sophie remplit grange et fournil.

3 avril :

- Le 3 avril le coucou chante, mort ou vif.

6 avril : Sainte-Prudence

- Au jour de la Sainte-Prudence, s’il fait du vent, le mouton danse.

19 avril : Sainte-Léonide

- À Sainte-Léonide, chaque blé pousse rapide.

20 avril : Saint-Théodore

- A Saint Théodore fleurit chaque bouton d’or.

22 avril : Sainte-opportune

- Pluie le jour de Sainte-Opportune, ni cerises, ni prunes.

23 avril : Saint-Georges

- À la Saint-Georges, la caille dans l’orge.
- À la Saint-Georges, sème ton orge.
- Saint-Georges, il faut semer fève et orge.
- À la Saint-Georges, quitte tes avoines pour semer ton orge.
- Pour la Saint-Georges, sème ton orge. Pour la Saint-Robert, qu’il soit couvert. Mais si tu attends la Saint-Marc, alors il est un peu trop tard.
- Quand il pleut le jour de Saint-Georges, sur cent cerises on a quatorze.
- S’il pleut à la saint-Georges, n’y aura ni guigne ni orge (ou ni gogue, ou ni corme)
- S’il pleut le jour de Saint-Georgeau, pas de fruits à noyaux, ni guigne, ni bigarreaux.
- S’il pleut le jour de la Saint-Georges, toutes les cerises lui passent par la gorge.
- Georget, Marquet, Phalet, sont trois casseurs de gobelets.
- Georget, Marquet, Croiset, Urbinet, cassent le robinet.
- Geourgot, Marcot, Philippot, Crousot et Jeannot sont cinq malins gaichenots que cassent souvent nos gobelots.
- Georget, Marquet, Colinet, sont trois méchants garçonnets.
- Saint-Georges, Saint-Marc, sont réputés saints grêleurs ou saints vendangeurs.
- Georget, Marquet, Vitalet et Croiset, s’ils sont beaux, font du vin parfait.
- Entre Georget et Marquet, en un jour, l’hiver se met.

25 avril : Saint-Marc

- À la Saint-Marc, s’il tombe de l’eau, il n’y aura pas de fruits à couteau.
- Quand Saint-Marc n’est pas beau, pas de fruits à noyaux.
- S’il pleut le jour de la Saint-Marc, les guignes couvriront le parc.

27 avril : Saint-Frédéric

- À Saint-frédéric, tout est vert, tout est nids, plantes, bêtes et puis gens, tout sourit.

28 avril : Saint-Aimé

- À Saint-Aimé, point de moutons affamés.

29 avril : Saint-Robert

- La pluie, le jour de Saint-Robert, de bon vin remplira ton verre.
- À la Saint-Robert, tout arbre est vert.

30 avril : Saint-Eutrope

- Saint-Eutrope mouillé estropie les cerises.
- Sème tes haricots à la Saint-Eutrope, pour en avoir à trochte.


Publié dans : Vie Pratique et Divers - Par Aubépine
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